Plasticienne, artiste-chercheure, Noemie Goldberg /NoGold travaille sur l'espace, les espaces, créant in situ de véritables "pièges multi-dimensionnels". Cet art immersif et performatif vise à faire expérimenter au public la dimension plastique et polymorphe de l'espace.

D'une ville à l'autre, d'un continent sur l'autre, Noémie Godberg/Nogold compose une œuvre singulière éphémère. Artiste outsider, elle explore la réalité brute du monde à même ses volumes et ses lumières.

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"Mettre l'espace du monde à l'œuvre pour en repenser l'agencement"

Notre présent génère aujourd'hui des données nouvelles (réseaux, multivers, trou noir,....), la physique classique qui gouverne notre vie quotidienne a vu émerger des configurations spatiales en rupture absolue avec notre espace usuel.

Dit autrement, nos modèles de l'espace sont-ils dépassés? Quelles en sont aujourd'hui les meilleures représentations?


L'œuvre de Noémie Goldberg nous parle de l'espace et du lieu. Restructurant volume et lumière, elle nous fait entrer dans la plastique de l'espace.


A coups de tracés d'adhésifs, de surfaces miroitantes et du modelage de la lumière, ses interventions In situ fissurent notre spatialité familière et nous introduisent subrepticement dans des lieux emprunts d'inconcevable, aux dimensions inédites. Un espace aux propriétés variables, aux points de vue démultipliés, fonction de nos stations, de nos lieux de regard.

Il s'agit là de "pièges à espace", de réalités expérimentales immersives, dont les propriétés sensibles nous ouvrent à d’autres mondes, aux modèles géométriques inusités.


Ce n'est pas ici de représentations dont il est question mais de spatialisation. Par des aller/retour entre l'individu, l'éphémère et la perception du diffus, par immersion physique et sensible, No Gold nous fait véritablement "toucher de notre esprit" ces espaces autres de l'espace, inscrits au sein même du monde dans lequel nous vivons.

Nos préconçus du monde mis en crise, s'y substitue le temps d'une installation, une mécanique inconnue, un espace vibrant aux propriétés étrangères à notre connaître mental, aussi réel que notre monde usuel, mais plus en adéquation avec nos flux contemporains et notre monde en profonde mutation.


Alors, s'inscrit à notre insu, sur le rectangle de la scène, un territoire parallèle infini, qui fait bifurquer, suspend le monde tel que nous le croyons exister, permet des sensations génératrices d'un imaginaire translaté, et nous attire vers un autre de la Représentation


Mr P.